L'élargissement
Européen à 25 états à eu lieu le 1er mai.
Un espoir pour
l'Europe et le Monde, une étape historique importante,
en espérant que l'Europe rentre dans un cercle vertueux
qui promeuve l'honnêteté, la fraternité, et la
justice sociale. Avec à terme un gouvernement Européen,
plutôt que 25 gouvernements dispendieux,
et avec les économies faites, on pourrait faire d'une
armée Européenne la première du monde...
(Si un volontaire est assez expert
pour chiffrer ce calcul, envoyez-le nous !)
L'Europe des 25 est
née le 1er mai !
Bénédictions, levée des drapeaux
et manifestations altermondialistes ont salué, samedi
1er mai, L'Union européenne des Vingt-Cinq. L'entrée
de dix nouveaux pays, à 0 heures, diversement célébrée,
fait de l'UE l'un des principaux ensembles mondiaux.
L'objectif est désormais de surmonter les désaccords
sur la Constitution, sous peine d'"énormes
difficultés", a indiqué le premier ministre
irlandais Bertie Ahern, dont le pays assure la présidence
de l'Union.
Les vingt-cinq pays de la nouvelle
Europe élargie ont célébré samedi 1 er mai à Dublin
leurs retrouvailles, au premier jour d'une Union européenne
forte de dix nouveaux Etats membres, et qui constitue désormais
l'un des plus importants ensembles humains et économiques
du monde. C'est samedi à 0 heure que l'Union européenne
a effectué cet élargissement historique à 10 nouveaux
membres (Pologne, Slovénie, Slovaquie, Hongrie, République
tchèque, Estonie, Lituanie, Lettonie, Malte, Chypre).
"Bienvenue dans la nouvelle
Europe" , a déclaré le président de la
Commission européenne, Romano Prodi, dans un message
diffusé vendredi soir à Bruxelles.
M. Prodi a retrouvé samedi le
premier ministre irlandais, Bertie Ahern, dont le pays
préside actuellement l'Union, et le président du
Parlement européen, Pat Cox, pour la première conférence
de presse à Dublin des "trois présidents" de
l'UE.
Jour d'espoir et
d'opportunité
L'élargissement de l'UE à dix
nouveaux pays est un "jour d'espoir et d'opportunité"
qui ne menace en rien leur identité, a affirmé le
premier ministre irlandais, Bertie Ahern, dont le pays
préside actuellement l'Union. "Aux peuples
d'Europe qui nous rejoignent aujourd'hui dans l'Union
européenne, je tends la main de l'amitié" , a
ajouté M. Ahern dans des remarques préliminaires à
une conférence de presse. "Au cours des dernières
années, vous avez frappé à la porte de la plus grande
famille d'Europe. Aujourd'hui, nous l'ouvrons et dans la
grande tradition irlandaise, vous disons "cead mile
failte" , cent, mille fois bienvenue" , a
encore affirmé le Taoiseach (premier ministre
irlandais).
"Bienvenue à la maison" ,
a lancé M. Cox. Le président du Parlement européen a
toutefois averti à cette occasion que "de nouveaux
défis" attendaient les dirigeants de l'Europe élargie,
pour que la prospérité ou encore l'euro bénéficient
à tous. "Pour y parvenir, les nouveaux membres
doivent être capables de compter sur la solidarité des
autres" , a-t-il affirmé.
M. Prodi a souligné de son côté
que l'Union élargie ne pouvait se permettre de se
reposer sur ses lauriers. "Il y a d'autres
candidats dont les aspirations méritent considération"
, a-t-il affirmé, en citant la Croatie, la Bulgarie, la
Roumanie, ainsi que la Turquie, qui attend une décision
avant la fin de cette année sur l'ouverture ou non de négociations
d'adhésion. Mais, "sans doute, la préoccupation
la plus sérieuse dont nous devons en ce moment nous
occuper est la nécessité de combattre le
terrorisme" , a-t-il encore ajouté.
Énormes difficultés
M. Ahern a souligné que la tâche
principale qui attendait les dirigeants européens était
de trouver un accord sur la future Constitution européenne,
"le plus vite possible" . L'absence d'accord
provoquera d'" énormes difficultés" car le
bon fonctionnement du "processus de décision est
essentiel", a-t-il affirmé. Les 25 se sont donnés
jusqu'au 17 juin pour trouver un accord sur cette
Constitution. Mais celle-ci devra être ratifiée par
chacun des pays pour entrer en vigueur et beaucoup
s'inquiètent de la possibilité qu'un ou deux pays ne
ratifient pas et bloquent ainsi tout le processus.
Romano Prodi a reconnu que rien
n'avait été prévu dans le projet de Constitution pour
pallier cette éventualité. Lui-même avait pourtant
proposé que la possiblité de sortir de l'UE soit prévue
pour un pays qui n'aurait pas ratifié, "ce qui n'a
pas été accepté' , a-t-il rappelé.
Pat Cox a redit qu'une politique étrangère
commune, que facilitera l'adoption de cette
Constitution, est essentielle en Europe. "Plus de
Srebrenica, voilà la logique" dans laquelle les
Européens doivent s'engager, a affirmé M. Cox, en mémoire
du massacre, en 1995, de plus de 7 000 musulmans
bosniaques.
Fête à l'Est,
indifférence à l'Ouest
Avec force musiques, discours et
gestes symboliques, les nouveaux membres de l'Union
européenne n'avaient pas attendu samedi pour célébrer
leur entrée dans cet ensemble qui, en termes de
population, sera le troisième au monde derrière la
Chine et l'Inde.
A l'Est de l'Europe, sous le beau
temps, les foules sont descendues dans les rues des
grandes villes pour écouter leurs stars locales ou
s'adonner au chant collectif, grande passion des pays
baltes.
A Prague, des milliers de personnes
ont écouté du rock tchèque sur la Place de la Vieille
ville, d'ordinaire surtout fréquentée par les
touristes du monde entier. A Varsovie, des milliers de
Polonais ont convergé devant le Château Royal. A
Budapest, plusieurs dizaines de milliers de Hongrois se
sont rassemblés sur la Place des héros pour entendre
de la musique du monde entier. La Lituanie a décidé d'être
le plus brillant de tous les nouveaux membres de l'UE.
Ses habitants ont allumé toutes leurs lumières à 22 h
40 locales (19 h 40 GMT) afin qu'un satellite puisse en
donner la preuve avec une photo.
Dirigeants autrichiens, italiens et
slovènes se sont rencontrés à 1 509 mètres
d'altitude, sur un sommet dit des Trois frontières,
partagé par leurs pays respectifs. "La vie m'a
donné la chance d'être pour la première fois et la
dernière fois sur une frontière qui n'existera plus
demain" , s'est exclamé le premier ministre slovène,
Anton Rop.
Plus sobre, Lech Walesa, l'ancien
syndicaliste et ancien président polonais qui a
grandement contribué dans les années 1980 à l'écroulement
du communisme en Europe de l'Est, a déclaré : "Le
rêve de ma vie est accompli (...) maintenant, ma lutte
est finie."
Le ministre allemand des affaires étrangères,
Joschka Fischer, a rencontré à minuit son homologue
polonais, Wlodzimierz Cimoszewicz, sur le pont qui sépare
Francfort sur l'Oder de la ville polonaise de Slubice. A
minuit également, le président de la Commission européenne,
Romano Prodi, était dans une autre ville divisée,
Gorizia/Nova Gorica, à la frontière de l'Italie et de
la Slovénie.
Le président tchèque, Vaclav Klaus,
connu pour son euroscepticisme, a joué de son côté
les trouble-fête en avertissant ses concitoyens qu'ils
risquaient d' "être désillusionnés" avec l'UE.
Dans la "vieille Europe",
l'enthousiasme n'était d'ailleurs pas toujours au
rendez-vous. Le premier ministre belge, Guy Verhofstadt,
a ainsi appelé les Européens à ne pas "céder au
discours populiste de la peur" . A Berlin, une fête
populaire et un concert réunissant 25 artistes de l'UE
élargie ont salué l'événement, mais l'assistance est
restée maigre, et à Bruxelles, capitale non officielle
de l'UE, seul un programme très minimal avait été prévu.
L'arrivée en bloc de ces dix
nouveaux Etats membres représente le plus important élargissement
depuis les débuts de la construction européenne en
1957. La population de l'UE s'est accru de quelque 75
millions d'habitants, dont 39 millions pour la seule
Pologne, le plus important des nouveaux membres, pour
atteindre plus de 450 millions d'habitants, de Tallinn
à Nicosie.
Pour huit pays issus de l'ancien
monde communiste, cette entrée dans l'UE enterre définitivement
la guerre froide en Europe, au terme d'un long processus
né sur les décombres du mur de Berlin, tombé en
novembre 1989.
Un aboutissement
Le 9 novembre 1989, une nouvelle page
de l'histoire s'ouvre avec la chute du mur de Berlin,
symbole de la division du continent issue de la guerre
froide. Les peuples d'Europe, si longtemps séparés,
voient un nouvel horizon s'ouvrir devant eux, riche
d'espoir et de liens retrouvés.